Lundi 7 juin 1 07 /06 /Juin 10:32

Dimanche matin, Pierrick et moi étions invité au baptême de l'enfant de mon collègue, né le 24 mai. Dans la tradition musulmane, l'enfant est baptisé 7 jours après sa naissance. Cette fois-ci, une exception a été faite, puisque le petit est né par césarienne et que sa maman avait besoin de se remettre de l'opération avant la grande fête. Ce jour-là, les hommes de la famille, les amis, les voisins et les membres de la communauté religieuse se retrouvent entre 7 et 8h le matin, en présence d'un chef religieux, afin de bénir le nouvea-né et de lui octroyer son prénom. C'est à ce moment-là que l'on sacrifie un ou deux moutons, ou un bélier. La nourriture sera préparée par les femmes de la cour et partagée entre les invités, les voisins, les visiteurs. On rase également les cheveux de l'enfant ; dans certaines familles, on respecte une coutume qui veut que l'on offre aux nécessiteux l'équivalent du poids des cheveux en or. Heureusement, mon collègue n'a pas dû le faire... Au Burkina, les baptêmes sont l'occasion de porter de beaux habits, de se rendre visite et surtout de se remplir la panse !


Dimanche donc (et ce n'était pas à 7h, car avec toute la bonne volonté du monde, on n'aurait jamais pu se lever si tôt ce jour-là), nous avons revêtu nos beaux bazin bleus pour rendre visite à mon collègue. Nous avons été reçus comme des princes et avons fait connaissance du bébé, prénommé Khalaf Tawfik (le successeur). C'est son papa qui a choisi le prénom, selon la date et l'heure de naissance du bébé. Heureusement pour nous, nous n'avons pas eu droit à toutes les variétés de nourriture qui avaient été préparées ce jour-là... avec al chaleur, la sueur et ce qu'on avait déjà dans le ventre, ça n'aurait vraiment pas fait bon ménage ! Mais nous avons goûté au babenda, un plat typique du Burkina préparé à base de différentes feuilles, dont de l'oseille, et d'un peu de riz pilé. Une fois cuisiné, on y ajoute de l'huile et du sel, ça ne ressemble plus à rien et ça a un aspect pas très engageant, mais c'est très bon (babenda, en mooré, signifie "la culotte du chien" !!!) ! On nous a aussi offert du zom-kom (eau de farine), des noix de cola et des petits gateaux salés et bien huileux, à déguster chez soi ou offrir aux voisins !

Pierrick+tawfik

Pierrick et le tout nouveau Khalaf Tawfik, fils de Saïfoulaye Kanon

Par Marie - Publié dans : Au quotidien...
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